Il y a un film qui, sans l'avoir vu, devrait fortement vous intéresser si vous vous intéressez à la notion du bonheur. Il s'agit du film « Noces Rebelles » que je vais aller regarder avec grande attente cette semaine (cela fait des plombes que je n'ai pas été voir un film, c'est pour vous dire ma motivation !).

D'habitude, ce sont davantage les films d'actions qui m'attirent (je m'assume en gros beauf aussi !) mais cette fois, le thème est si fort que je veux voir si le réalisateur a exprimé le malaise qui est annoncé.

D'après une critique US, il faut s'attendre à des moments très dérangeants et fortement émotionnels.

Une critique disait d'ailleurs qu'il fallait idéalement voir le film 2 fois : une première fois en se mettant à la place de Di Caprio et une autre fois en se mettant à la place de Kate Winslet. Il n'y a pas d'un « gentil » + un « méchant » dans le film en effet.

L'histoire est fondée sur un roman américain qui décrit admirablement un échec patent d'un couple lors de la recherche du bonheur. Un couple de jeunes américains dans les années 50 a la sensation de se noyer dans la « masse » et n'arrive pas à en échapper. C'est une spirale terrible causée par des sentiments mixtes : l' « envie de changer » et l'impossibilité de changer.

Bref, allez voir le film et venons-en au bonheur.

Lors de la crise boursière récente, j'avais retrouvé que Sarko avait confié à des spécialistes américains en psychologie du bonheur le travail de définir un instrument de mesure du bonheur début 2008.

En fait, le thème de la recherche de la mesure du « bien-être du citoyen » est un peu plus ancienne que cela.

Cela daterait de l'année 1972 et cela est arrivé au royaume tibétain (et bouddhiste, comme par hasard) du Bouthan (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bhoutan ).

L'idée « révolutionnaire » (en fait, c'est antérieur à cela : Robert Kennedy avait par exemple fait u discours éloquent en ce sens, voir la vidéo ci-contre) était de remplacer le PNB par le BNB ( http://en.wikipedia.org/wiki/Gross_national_happiness en anglais).

Depuis 2004, il se tient d'ailleurs des conférences internationales sur ce thème !

C'est que les spécialistes se sont effectivement rendu compte, chiffres à l'appui, que l'argent ne fait pas du tout le bonheur.

Il le fait que pour les « pauvres » en fait (soit quelques % de la population de la France, en ce qui nous concerne).
Ensuite, l'argent apporte réellement peu de bonheur. La question que l'on a envie de se poser tout naturellement est :

Mais alors pourquoi « dépense » (c'est le cas de le dire) – t-on tant d'énergie à acquérir cet argent ?

Sans vouloir vous dévoiler de suite le pot-aux-roses, n'hésitez pas à lire ce très intéressant article sur ce qui compte dans la vie pour être « heureux ».

La télé est ainsi un magnifique instrument du bonheur d'après les chercheurs !

http://www.nytimes.com/2004/12/02/health/02cnd-mood.html

Reste aussi que la notion de bonheur est intrinsèquement liée à celle de la MORALE.

Voici une citation pour vous en convaincre :

« Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà toute morale » (Chamfort; lire son suicide super-méga raté article wikipédia ).

En effet, notre morale classique repose sur une notion dite « utilitariste », soit l'atteinte d'un grand bonheur est la somme de « petits bonheurs » individuels.

Cela ne veut pas dire pour autant que cette morale est bonne. Emmanuel Kant ne l'approuvait pas par exemple.

C'est ce que posait Aristippe de Cyrène (http://fr.wikipedia.org/wiki/Aristippe_de_Cyrène ), disciple de Socrate, qui a fondé une doctrine de l'hédonisme (l'objectif de l'existence est la recherche du plaisir).

On y reviendra dans un prochain billet.

Voilà, c'était un court billet dont l'intention première était de secouer le lecteur à se poser la question :

Je veux être heureux durant mon existence, mais c'est quoi, être heureux au juste?

Pas évident, pas évident ...