NOTE DE PREAMBULE AUX LECTEURS

L'économiste qui vient d'obtenir le prix Nobel 2008 d'économie est Paul Krugman. Il est connu pour ses écrits contre la politique menée par l'administration Bush. Le prix le consacre pour son travail sur le commerce international et la mondialisation.

L'Académie suédoise a salué les travaux de Krugman pour avoir expliqué comment une théorie du commerce datant des années 1800 était devenu moins applicable.

La théorie suggère que le commerce pourrait être définie par les différences initiales entre les pays.

Certains devrait se spécialiser dans les produits industriels, car ils ont plus de main-d'oeuvre,
d'autres dans le secteur agricole en raison de leur situation. Ils devraient ensuite le commerce les uns avec les autres.

Mais cela n'explique pas pourquoi, par exemple, la Suède devrait à la fois fabriquer des véhicules automobiles et en même temps les importer.

Pourquoi des pays qui dominent le commerce ont des conditions similaires et font le commerce de produits similaires ?

Krugman pense que c'est parce que les consommateurs préfèrent une diversité de produits.

Il devient avantageux pour un pays de se spécialiser dans la fabrication d'une voiture spécifique, et à le produire pour le marché mondial, tandis que l'autre est spécialisé dans le pays une autre marque de voiture. Cela permet à chaque pays de prendre des mesures efficaces profiter d'économies d'échelle, ce qui implique que les consommateurs du monde entier bénéficieront d'un plus grand bien-être en raison de la baisse des prix et une plus grande diversité des produits, par rapport à une situation où chaque pays produit uniquement pour son propre marché intérieur, sans le commerce international. (source : Washingtonpost)

Il est remarquable de noter qu'il a profité de sa nomination pour s'exprimer sur la crise.

En substance :

  1. La crise va durer et la récession sera VIOLENTE

  2. Il faut s'attendre à «  un changement culturel et la fin de la toute puissance des marchés » ( http://www.boursier.com/vals/ALL/crise-financiere-paul-krugman-prix-nobel-d-economie-tient-sa-revanche-sur-g-w-bush-news-303399.htm )

Cette dernière phrase est lourde de sens et a le mérite d'étayer notre propos (même si Krugman ne va probablement pas aussi « loin » que nous dans la remise en cause du système).

Voici donc un essai qui résulte d'une synthèse de divers bouts d'informations récoltées au fur et à mesure de mes réflexions et « surf intelligent » sur le net.
Encore une fois, c'est un essai et pas un exposé donnant la vérité absolue !

Cet essai se fonde sur de nombreuses et disparates théories et chaque maillon peut remettre en cause les conclusions intermédiaires et finales.

Ce qui sera intéressant pour vous, lecteur, est que l'auteur n'est pas un « spécialiste » (il a quelques notions de base) mais une personne curieuse de tout qui a voulu faire son opinion de la manière la plus neutre qu'il put en récoltant des informations disparates et en les synthétisant.

Il ne s'agit pas d'ailleurs d'une version définitive du texte en soit mais elle me semble en tout cas suffisamment aboutie et intéressante pour être digne d'être soumise aux lecteurs.

Je serais ravi de lire vos corrections et critiques afin d'améliorer ou revoir mes arguments.

Je cite également toutes mes sources afin qu'elles puissent servir de support aux critiques (au cas où la source est de nature polémique, peu fiable ou mal interprétée).

J'ai souhaité écrire un article sur le sujet de la crise après avoir vu le récent reportage sur France 3 "A qui profite la crise".


A un moment du documentaire, j'ai été un peu agacé par le comportement du trader spécialiste des valeurs boursières alimentaires (riz, soja) qui déclarait en substance lorsque la journaliste lui demandait sa position après avoir montré les images des émeutes en Afrique :

Si ce n'est plus autorisé, j'arrête demaim, promis !

En gros, il se justifie moralement en disant qu'il a respecté les règles. Cela devrait suffire pour qu'il puisse se regarder dans la glace.

Je crois que l'on peut reconnaître dans ce cas le cas typique de justification que la théorie psychologique de la dissonance cognitive explique avec justesse (voir mon article sur le sujet : http://www.imaginascience.com/actualites/accueil_actualites.php?action=fullnews&showcomments=1&id=384#haut).


CITATIONS

 

All the perplexities, confusion and distress in America arise not from defects in their constitution or confederation, not from a want of honor or virtue so much as from downright ignorance of the nature of coin, credit, and circulation.

John Adams to Thomas Jefferson, 1787


The threatened collapse of our Western civilization has nothing to do with the political issues between capitalism and communism, but is the consequence of its false money system.

1950, Frederick Soddy, http://en.wikipedia.org/wiki/Frederick_Soddy (radiochimiste anglais et économiste iconoclaste à ses heures perdues)

 


INTRODUCTION
Superfragilisticexpialidocious ! C'est le morceau de sucre qui aide la médecine à couler ».

C'est qu'il faudra bien l'avaler ... la médecine !

Tout le monde devrait en ce moment se souvenir de MARY POPPINS.

Si vous n'avez pas vu ce film, accusez vos parents de vous avoir fait rater votre enfance !

Ce film incite par ailleurs les futurs adultes de se méfier de certaines gens qui, comme les banquiers (ou les traders), ne pensent qu'à faire de l'argent avec de l'argent (Y'a Las Vegas et Monaco pour cela, non ?) sans se soucier du comment ni pourquoi.

Ils ne sont pas dépeints dans le film avec un grand respect et des gens importants furent assez critiques :

I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. Thomas Jefferson 3rd president of US (1743 - 1826)

Donc, dans ce film culte de Walt Disney, le directeur de la banque est un vieux schnock complètement frustré de la vie (« Get a life ! ») qui veut faire la leçon aux enfants et prendre le penny que le garçon détient afin de le placer au lieu de le dépenser pour acheter des graines pour des oiseaux. Il crie à un moment une phrase qui prend du relief en ce moment ... (voir extrait)

Think of the foreclosures ! (penses aux saisies !)

Les scénaristes ont sûrement eu quelque chose à reprocher à la profession : ils choisissent carrément de faire littéralement mourir le directeur de banque (il meurt de rire : ainsi les enfants ne le plaignent pas de son sort ) !

Depuis lors, je n'ai jamais pu entrer dans une banque sans prendre une inspiration et serrer les fesses ...
Quant-aux traders, j'ai lu récemment un témoignage d'un expert qui avouait que 99 % de ceux de Wall Street étaient sans foi ni loi (même pas celles gouvernant le marché). Je ne sais pas pourquoi je vous dis cela : vous sentez bien qu'il n'y a pas de morale à Wall Street ...


PANURGISME & MIMETISME

Maintenant, pour avoir une BELLE crise soudaine (avec éclatement brutal de bulle et toutim) , il faut aussi une belle dose de panurgisme (comme l'a relevé le Figaro dans son article « Quand le panurgisme guide la finance ») : http://www.lefigaro.fr/debats/2008/09/19/01005-20080919ARTFIG00130-quand-le-panurgisme-guide-la-finance-.php ).

Les scientifiques le savent bien : comme les animaux, les humains ont tendance à être des moutons, inconsciemment au moins.

Des chercheurs (source : http://www.sur-la-toile.com/discussion-111600-1-Nous-sommes-des-moutons-de-Panurge.html ) avaient réalisé une expérience dans une foule en mouvement pour évaluer son mimétisme.

Ils injectaient environ 5 % (par rapport à la foule) de « complices » qui allaient dans la même direction bien définie sur ordre de l'expérimentateur.

Les 95 % autres personnes de la foule suivaient alors la même direction ...

La vidéo ci-contre est la traduction de la célèbre expérience de Asch. Notons une variante intéressante par ailleurs : si, avant l'expérience, on affecte aux sujets un nom de groupe comme "punk", il résistera alors beaucoup mieux à la pression du groupe.

Notons que cee mimétisme humain avait été signalé de manière humouristique par Woody Allen dans son film Zelig.

Ils ne faut donc pas s'étonner que les managers des banques aient « suivi le mouvement » même s'ils savaient consciemment qu'ils allaient au mur !

Des gens comme David Tuckett de la « Psychoanalysis Unit » au Collège de Londres a bien étudié comment les acteurs économiques et les investisseurs réagissent (source « Science unveils hidden drivers of stock bubbles and crashes» : http://www.physorg.com/news141015420.html ) .

Tuckett met l'accent sur le fait que contrairement à ce que les théories économiques classiques expliquent comment les acteurs réagissent, la manière de faire dans la réalité est principalement fondés sur des critères irrationnels.

Les émotions règnent en maître (et les hormones, comme la testostérone ou le cortisol, http://fr.wikipedia.org/wiki/Cortisol puisque l'on sait maintenant que les traders qui sont le plus gonflés à la testostérone sont ceux qui prennent plus de risques).

Voici le scénario typique que suit un investisseur lors du gonflement d'une bulle puis lors de son éclatement, de la crise de la tulipiamanie (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tulipomanie ) à maintenant en passant par le krach de 1929 :

  • Tout d'abord, l'investisseur est sceptique pour s'engager vers un nouveau marché.

  • Quand l'investisseur remarque que son voisin s'enrichissent sur ce créneau, il prend une petite part « afin de voir ».

  • Le gain démultiplie l'enthousiasme de l'investisseur qui se jette à corps perdu, même lorsque les prix sont complètement déconnectés de la réalité.

  • D'ailleurs, il a souvent pleinement conscience que c'est du grand n'importe quoi mais la tentation est trop forte.

  • A ce point de la situation de la bulle est qu'elle est énorme mais l'investisseur ne veux pas regarder les signaux et repose sur sa conviction euphorique que si ca monte depuis longtemps, cela va encore monter.

  • Quand le marché commence à fléchir, la première réponse est le déni ; cela va revenir. Il ne vend pas.

  • Lorsque les prix chutent de plus belle, le déni cède la place à la peur puis à la panique.

  • Traumatisé par la perte conséquente, l'investisseur jure, mais un peu tard, qu'on ne l'y reprendra plus.

Dans tout ce processus, l'investisseur ne regarde pas la valeur intrinsèque d'une action mais à la perception globale qu'on a sur cette action.


DES DIRIGEANTS NARCISSIQUES

Pour avoir une belle crise, il faut aussi des « chefs » pas plus capables que les autres mais qui ont surtout la mauvaise manie de se croire bien meilleur que les autres !

Ces « chefs » là, que l'on retrouve souvent parmi les candidats à la présidentielle ou chez les traders, souffrent sans se l'admettre d'un trouble du comportement : le narcissisme.

Une étude toute récente vient de montrer que les narcissiques aiment le pouvoir plus que tout et que les autres admettent ce pouvoir.

Tout vient à la base d'un mythe grec.

La nymphe Echo a puni Narcisse de ne pas accepter ses avances en lui jetant un sort : il tombera fou amoureux de son reflet dans l'eau et, mort transi, se transformera en la belle fleur Narcisse.

Comment reconnaître un narcissique ?

Les narcissiques donnent confiance et ont du charme mais ils une vision exagérées de leurs talents et capacités et surtout ne pensent qu'à eux. Ils ne se font pas trop de soucis concernant les autres.

A long terme, ils pâtissent eux-même de leur personnalité.

Vous trouverez toutes les caractéristiques sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Narcissisme

Où trouve-ton des narcissiques ?

Comme dans la série « les envahisseurs », ils sont tout autour de nous mais vous pouvez facilement les trouver sur Internet ... sur Facebook pardi !

Une recherche récente effectuée par l'université de Georgie (USA) a montré qu'il est assez facile de les repérer sur ce site à la mode.

On a donné des questionnaires de personnalité à environ 130 utilisateurs de Facebook et analysé le contenu de leurs profils sur le site. On a demandé à des gens quelconques de noter l'aspect a priori narcissique et excessivement égoïste de chacun des profils.

On a remarqué que le nombre d'amis et de messages laissés sur le profil était corrélé avec le niveau de narcissisme. Les narcissiques font de même dans le monde réel : ils ont des tas de relations peu poussées.

Les narcissiques sur Facebook sont souvent caractérisés par leurs photos trop travaillées.

« Des chefs nés ? »

Revenons à notre toute nouvelle étude : elle montre que les individus qui sont trop confiants en leurs capacités sont les plus à mêmes à arriver à devenir des leaders, à détenir le pouvoir.

Les narcissiques aiment tout particulièrement être en charge de responsabilités.

Toutefois, leur goût pour le pouvoir ne signifie pas qu'ils sont les meilleurs chefs pour autant. L'étude a en effet également montré que ces personnes n'ont pas de meilleures capacités à diriger que les autres ...

Les traders de Wall Street ne devraient pas être en reste : pas mal doivent être des narcissiques. Il y a de nombreuses études qui ont conclu que les leaders narcissiques tendent à avoir des décisions qui mettent trop l'accent sur la prise de risque ; ces leaders sont alors inefficaces et potentiellement destructeurs.

LEADERS SANS EMPATHIE

Il faut cependant donner un autre relief à cette conclusion sur l'empathie des narcissiques.

En effet, figurez-vous que le seul fait d'avoir le pouvoir nous rend indifférent aux autres ( source « Power and Perspective taking » http://www.kellogg.northwestern.edu/faculty/galinsky/Power%20and%20Perspective-taking%20Psych%20Science%202006.pdf ).

Faîtes un petit test classique de psychologie lors d'un diner entre amis.

Donnez leur à tous un crayon (si possible effaçable) et demander-leur d'écrire la lettre E sur leurs fronts.

Celui qui fait l'effort d'écrire la lettre E à l'envers pour que les autres le voient dans le bon sens a pensé aux autres. Les autres manquent d'empathie.

Des psychologues ont utilisé ce test sur des candidats à qui ont avait préalablement demandé, pour certains, de se souvenir d'un moment où ils avaient eu le pouvoir et pour d'autres, où ils avaient été dominés.

Ceux qui s'étaient souvenu du moment où ils avaient eu le pouvoir étaient 3 fois plus susceptibles d'écrire la lettre E de telle sorte qu'elle soit lisible par eux-mêmes.

Donc, une personne plutôt égoïste voir narcissique qui veut le pouvoir va se retrouver à devenir encore plus égoïste par le seul fait qu'il va avoir le pouvoir !

On a presque tous connu des chefs narcissiques, n'est-ce pas ? ;)


DECLENCHEUR DE LA CRISE : CRISE DES SUBPRIMES (CMO)

On va essayer de résumer en deux mots ce qui s'est passé avec la crise dite « des subprimes ».

Aux USA, après l'éclatement de la bulle internet et l'attaque du 11 septembre, il a semblé qu'il fallait relancer la machine qui entrait dans une récession.

La réserve fédérale US dirigée par Alan Greenspan a donc choisi de baisser les taux d'intérêts à 1% (jusqu'en 2004 : ils ont alors monté progressivement).

Ce faisant, vous aller comprendre qu'elle n'a fait que reporter le problème à plus tard ; problème qui a pris une autre forme

C'est la condition qui a permis que s'installe la future bulle immobilière dite «  des subprimes ».

Comme le taux d'intérêt directeur (voir http://www.voxeu.org/reports/subprime/section1.pdf ) fixé par Alan Greenspan est restés trop bas trop longtemps (1 % ! !), les intermédiaires financiers ont été obligés de prêter à beaucoup plus de monde pour garder leur standard de vie.

Ils ont donc multiplié les risques pour gagner un tant soit peu d'argent.

Ces prêteurs ont convaincu les gens de devenir eux-même des spéculateurs en pariant sur la montée de la valeur de leur nouvelle acquisitions (au pluriel car nombreux sont ceux qui ont maintenant plusieurs maisons, la plupart du temps inoccupées) qui étaient hypothéquées.

Donc l'acheteur se voyait prêter de l'argent pour une maison et sa maison était sous hypothéque évidemment : plus de ronds, plus de maison !

Au passage, précisons qu'une hypothèque se dit « Mortgage » en anglais. Mortgage est en réalité un assemblage de mots bien de chez nous : Gage et Mort.

Le taux est bien sûr largement variable et indexé sur le taux directeur de la réserve fédérale mais avec une « prime de risque » supplémentaire et nommée ... « Subprime ».

 

BULLE IMMOBILIERE DES SUBPRIMES

Ces prêteurs se sont lancés à corps perdus dans la crise et ont rapidement fini par prêter à des gens qui n'avaient même aucune garantie.

On les nomme d'ailleurs là-bas les N I N JA ! (pour « No Income, No Job or Assets » (http://www.guardian.co.uk/business/2007/sep/30/5 ). Il existe même des T-shirts « Fier d'être un NINJA » : http://www.cafepress.com/innerlegend/1658586

Ensuite, vous avez sûrement suivi un peu cela à la télévision : les intermédiaires financiers et banques font donc ces prêts risqués.

Comme ils sont conscients qu'ils sont risqués, ils trouvent un moyen de reporter le risque sur les autres, des investisseurs.

Les créances douteuses sont ainsi injectées sur le marché des valeurs mobilières pour se prémunir du risque.

Plus précisément, on les injecte sur le marché des produits dérivés (en savoir plus sur Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_d%C3%A9riv%C3%A9_(finance)) : les créances sont ainsi devenues CMOs pour « Collaterized Mortgage Obligations »

Les produits dérivés sont des instruments financiers risqués (mais pratiques aussi) à « effet de levier » dont, si vous n'êtes pas trop au fait, avez peut-être déjà quand même entendu parler. En effet, les « warrants » en font partie.

Ce processus de report de risque des créances sous formes de titres de bourse par des investisseurs a un nom : la titrisation (en savoir plus sur Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Titrisation )

Pour « noyer le poisson » , ces créances ne sont pas arrivés en bloc mais découpées et diluées dans d'autres de natures différentes.

Au début, peu ont pris ces titres mais les premiers gains ont décidé les autres à se lancer.

Ceux qui n'y allaient pas avaient l'impression de rater le train (train des profits).


LES « COUCOUGNETTES BLEUES »

Vous êtes sûrement au courant de ce qui a suivi ...

Les taux sont remontés, les gens ont eu de plus en plus de mal à payer.

Une crise de confiance se déclenche basée sur la peur et non pas sur des chiffres et de la logique pure.

C'est bien la peur s'est emparé des opérateurs qui ont vendu en masse.

La bulle finit par éclater !

Maintenant, après l'excitation et la prise de risque sous testostérone, c'est la déconfiture et le repli.

C'est le phénomène que les américains nomment sous le nom de « Blue Balls », sit "couilles bleues" http://en.wikipedia.org/wiki/Blue_balls : cas médical où l'on a mal aux testicules après avoir longtemps eu une érection sans éjaculer.

Pas très poétique comme image mais efficace et drôle.

Du coup, quelqu'un a même repeint les « testicules » du taureau de Wall Street pour l'occasion ( http://midgetquest.blogspot.com/2008/10/wall-street-bull-blue-balls.html ) ...

Pour vous détendre, voici une vidéo de Playboy pour expliquer les « Blue Balls » au sens médical.

 


BOOM DES PRODUITS DERIVES ET DES CDS
"Armes financières de destruction massives"

Le système financier s'est emballé : il y a maintenant beaucoup trop de produits dérivés par rapport au marché financiers qui sont eux-même trop gros par rapport à l'économie réelle comme le montre ce simple et efficace graphique sur cette page http://www.knowings.com/siparex/actugpe.nsf/TBVGN/fr-EspaceMedia-Telechargements2/$file/LettreSiparex48_def.pdf

Maintenant, nombreux dont les plus éminents (Warren Buffet pour ne pas le citer) pensent que le plus gros de la crise financière est encore à venir : il s'agit des CDS.

CDS, kezako ?

Cela signifie « Credit Default Swaps ».

Ils s'agit encore de produits dérivés mais des plus tordus qui soient.

En fait, on a omis un chapitre important dans la crise des subprimes au moment où les banques ont essayé de proposer les créances aux investisseurs sous forme de CDOs : il fallait les assurer que le risque était couvert.

C'est là que les CDS interviennent.

A la base, les CDS sont donc une sorte de police d''assurance sauf qu'elles n'ont jamais été définies comme telles à la naissance du bazar et cette précision a de l'importance : les spécialistes de l'assurance sont très encadrés par la législation !

Dans les faits (je veux dire dans l'usage réel), on pourrait définir les CDS comme un pari assez vicelard (car on parie sur le fait que le payeur ne pourra pas payer !) et c'est pour cette raison devenu un énorme instrument de spéculation en assez peu de temps.

  1. On peut faire une première et simple définition même s'il s'agit d'un outil somme toute complexe réservée aux spécialistes (et je serai incapable de vous en donner les détails) : retenez qu'afin d'éviter un risque de non-paiement, une banque prend une sorte d'assurance à une société spécialisée qu'elles paie mensuellement.

  2. Cette société spécialisée (assurance, autre banque etc.) est bien "notée" et on a confiance en elle. Elle abuse cependant de cette confiance pour multiplier les garanties alors qu'elle ne possède dans ses caisses qu'une toute petite fraction des montants à couvrir.

    En fait, cette société spécialisée peut théoriquement continuer de multiplier ce type d' "assurance" tant que sa "note" par les autres reste bonne (en réalité, elle consacre une fraction, calculée par des experts en probabilités, à garder dans les caisses pour les défauts de paiement).

    Imaginez c'est génial : elle fait de l'argent à partir de rien ! (puisqu'elle n'a pas le capital nécessaire pour tout couvrir).
  3. Ensuite, des petits malins font faire des paris sur le malheur des autres, sur leurs faillites avec un déguisement d' "assurance".

    Ils vont en effet avoir la possibilité de prendre une sorte d' "assurance" sur la tête de quelqu'un d'autre. Pour faire simple, c'est comme si vous alliez prendre une assurance sur la voiture de votre voisin que vous savez être piètre conducteur : s'il se crashe prochainement, vous touchez la prime de remboursement ! (si votre voisin s'assagit, par contre, vous loosez car vous allez payer une "assurance" tous les ans, grrr ! Salaud de prudent de voisin !).

  4. Enfin, en cas de réussite du pari (faillite de la société visée) et encaissement de l'argent par les petits malins, la "note" de départ de la société spécialisée diminue ; s'ensuit une petite réaction en chaîne avec tous ceux qui avaient misé sur cette société spécialisée et tous ceux qui avaient misé sur des sociétés qui avaient elles-même misées sur cette société spécialisée (voir vidéo pour revoir tous ces concepts).

Un effet domino qui dévaste tout sur son passage !

C'est ainsi que des sociétés immobilières américaines (comme la prestigieuse Fanny Mae)et bancaires comme Bear Stearns (Bear Stearns) ont connu de graves problèmes : on injecte en ce moment de l'argent pour juguler la progression de la maladies aux autres dominos.

FLASHBACK ! Le CDS a été inventé il y a quelques années seulement par un petit bout de femme génie des maths et fraîchement émoulue de la Cambridge University, Blythe Masters, qui travaillait pour le compte de la célèbre société financière JP MORGAN ( http://www.guardian.co.uk/business/2008/sep/20/wallstreet.banking?gusrc=rss&feed=business )

Si le CDS est l'équivalent de Skynet (http://en.wikipedia.org/wiki/Skynet_(fictional) ), Blythe Masters, est l'équivalent de Mikes Bennett Dyson http://en.wikipedia.org/wiki/Miles_Bennett_Dyson si vous êtes comme moi amateur des films de SF...

Il paraît que Blythe Masters est le genre de femme à faire des opérations avec son téléphone portable tout en accouchant ... Ca donne envie ...

Bien sûr, comme Dyson dans le film, cette femme déclare que ce qui est arrivé n'était pas du tout son intention première.

Bref !

Plus précisément donc, le Credit Default Swap est un produit dérivé qui consiste en un accord entre deux parties : l'un fait des paiements périodiques et l'autre obtient en échange une garantie de paiement si une tierce partie fait défaut (d'où le nom).

Prenons l'exemple des logements : une assurance de ce type couvre le cas où le nouveau propriétaire ne peut pas payer.

Quel est le nombre de CDS en cours ?

Il y aurait 62 trillions de dollars de CDS en circulation, soit 10 000 $ par tête (population mondiale) !

C'est un chiffre approximatif car il n'y a AUCUNE régulation de ce marché. Tout se fait de « gré à gré » (de la main à la main, quoi !).

Là où c'est bigrement vicelard donc, c'est qu'il s'agit d'une spéculation sur les crédits : un gros pari sur le fait que le proprio ne pourra pas honorer son pari !

Des petits malins peuvent se permettre de « jouer la baisse » en gros.

Ils se frottent les mains dés que la panique s'empare du marché : plus il y aura de « défaillances » (des saisies de maisons par ex), SCHLING, plus ils gagnent !

Quand le malheur des uns fait le bonheur des autres !

Ils sont donc les premiers à lancer des rumeurs pour semer la panique.

Ici, il n'y a pas de règles et donc le tricheur le plus finaud emporte la mise !

Ces gens-là devraient bien entendu être envoyés en tôle et avoir de la chance de ne pas voir leurs têtes en haut d'une pique ...


C'est pour cette raison que le célèbre Warren Buffet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Warren_Buffett) nomme donc cela une future bombe des produits dérivés, l'arme financière de destruction massive http://www.independent.co.uk/news/business/news/a-163516-trillion-derivatives-timebomb-958699.html

Précisons que les régulateurs financiers américains ont sciemment laissé ces CDS se développer dans leurs coin sans supervision.

Des gens comme Greenspan clamaient en effet que les banques étaient de meilleurs régulateurs de risques que les bureaucrates gouvernementaux ...

Après tout ce qui s'est passé, le gouvernement US vient de s'engager à réguler le marché mais espérons que ce n'est pas trop tard.

Pour en savoir plus sur l'ampleur du cataclysme qui est susceptible d'arriver.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/09/30/le-piege-des-credit-default-swaps_1100669_3234.html

et
http://finance.yahoo.com/expert/article/yourlife/109609

et
http://www.newsweek.com/id/161199

et

http://www.financialsense.com/editorials/engdahl/2008/0606.html

et sur le fonctionnement technique

http://accruedint.blogspot.com/2007/04/how-does-credit-default-swap-cds-work.html

 

CREDIT CRUNCH ENFIN ?
DETTE ET DEFICIT DE LA BALANCE COMMERCIALE US

Evoquons maintenant de la dette publique absolument sans proportions aux USA (en France, on suit la même tendance) car cette dette est au coeur de la crise que va connaître ce pays et tout le système capitaliste auquel nous adhérons.

Pour les chiffres : il s'agit de quelque chose que l'on a du mal à se représenter tellement c'est vertigineux. Il s'agit en effet de plusieurs milliards de milliard de dollars (à raison d'un milliard de plus toutes les 4 heures il paraît) de dettes !

Bien plus que le nombre d'étoiles dans toute notre galaxie, la voie lactée !

Il existe d'ailleurs un compteur de la dette publique à New-York. Seul problème, le compteur s'est bloqué sur 10 trillions car c'est le max qu'il peut afficher !

http://www.youtube.com/watch?v=A7MvXUDrZ0Q

Cela fait que n'importe quel bébé né aux USA est accueilli par un banquier qui lui dit :

Bienvenue en Amerique, petit, tu nous dois déjà des dizaines de milliers de dollars (+ quelques milliers de plus pour les intérêts chaque année) !

Vous pouvez en lire un peu sur le sujet et ce qui relie la dette à la crise dans ce petit article avec des courbes très bien expliquées.

http://www.apprendrelabourse.org/article-23408628.html

Remarquez au passage la différence ENORME entre les deux articles concernant la dette US sur Wikipédia (alors que c'est la CLE de la crise économique majeure qui pend au nez des américains !) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_des_%C3%89tats-Unis

En anglais :

http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_public_debt


On remarque que les deux plus grandes parties des créanciers sont la réserve fédérale, une entité assez louche car composée de banques privées.... et les investisseurs extérieurs pour un quart.

Si vous voulez une explication complémentaire, cet article fait réfléchir : http://www.rense.com/general75/amde.htm

Le problème de crises dues à la dette avait été identifié par un économiste de renom : Irving Fisher (en savoir plus
http://fr.wikipedia.org/wiki/Irving_Fisher sur Wikipédia)

Il y a aussi une très belle explication interactive du New-York Times sur le processus de l'endettement des ménages :

http://www.nytimes.com/interactive/2008/07/20/business/20debt-trap.html

Afin d'assurer un haut niveau de consommation, en particulier pour les classes moyennes qui n'ont plus les mêmes moyens qu'avant mais qui ne veulent pas le reconnaître , les USA empruntent et ne réinjectent pas l'argent dans des investissements productifs (ils ont en effet un déficit important de la balance du commerce extérieur) mais dans leurs consommation pure et simple ( http://www.lewrockwell.com/wiggin/wiggin-addison8.html ).

Ils accumulent donc de la dette pour se faire croire à eux-mêmes qu'ils sont encore une superpuissance économique mais le déficit des biens et services se creuse de manière alarmante : 60 milliards de dollars ! (Source.

On souligne qu'il s'agit bien d'un déficit global "produits + services" : lorsque j'étais étudiant, on me disait qu'il ne fallait pas avoir peur de l'écroulement des USA car même si la balance commerciale US des PRODUITS était déficitaire, la vente export de services compensait. Ce n'est plus du tout le cas !

Ego oblige, de nombreux américains pensent toujours qu'ils sont une superpuissance économique alors qu'ils sont en réalité plongés dans une fuite en avant qui ne va qu'amplifier le désastre quand la crise de la dette va éclater.

En gros, les USA prolongent le sursis et plus ils le prolongent, plus dure sera la chute.

Maintenant, la grande question que des spécialistes se posent depuis trente ans est :

Quand est-ce qu'une crise va en finir avec cette spirale de la dette ?

Il s'agit du phénomène attendu de « Rétrécissement du crédit » ou « Credit Crunch » en anglais (en savoir plus http://en.wikipedia.org/wiki/Credit_crunch sur Wikipédia)

Est-ce que les américains vont, très progressivement, produire à nouveau et moins consommer et davantage épargner (actuellement, l'épargne est presque à zéro alors qu'elle était en moyenne de 10 % du revenu dans les années 70) ? (source : http://apnews.myway.com/article/20081012/D93P4UJG0.html )

En gros, est-ce que le consommateur Lambda américain va être forcé de changer d'habitudes ?

Cela n'est pas innocent. C'est la remise en cause de tout un système et modèle là !

C'est de l'ordre du possible toutefois : la montées des prix de l'essence a bien poussé les américains à négliger les SUV et les déplacements sans réfléchir (ce n'est pas la même échelle, je le conçois).

CAS DE L ISLANDE

Le cas de l'Islande est intéressant lui aussi car la droite bien libérale a lancé ce petit pays qui avait des activités modestes (pèche, énergie hydrothermique) dans les investissements financiers à tous crins.

Les islandaise ont vu la richesse du pays augmenté mais également la dette dans une proportion encore pire que celles des USA.

En effet, la dette US est de 5,3 % du PIB tandis que la dette islandaise crève le plafond : 16 % du PIB. Voilà pourquoi l'Islande est maintenant en banqueroute. Ce n'est cependant pas une surprise.

On savait le pays en grosses difficultés depuis plusieurs mois.

Maintenant, la faillite de l'Icelande a rendu furieux les anglais qui se comportent en ce moment comme sur la vidéo suivante (http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/politics/7662599.stm ).

I want my money back

Where is my money ?

 


POURQUOI EST-CE QU ON POUSSE LES GENS AU CREDIT ?

Maintenant, cet article devrait vous laisser avec une question fondamentale :

Pourquoi la dette des américains (et de la plupart des pays riches) explose de manière phénoménale ? Pourquoi même en Europe, les gens prennent de plus en plus l'habitude de s'endetter alors qu'ils achetaient « Cash » ce dont ils avaient besoin le plus souvent (vivre à crédit était considéré comme fortement risqué par le passé).

Bien sûr, vous avez vu avec la présentation du NY Times que les américains ont une culture poussée de vivre à crédit mais :

Pourquoi, en réalité, les POUSSE-T-ON à toujours plus de crédit ?

En réalité, c'est depuis plusieurs siècles que le système financier est assez pervers (même si utile pour le développement économique) : ce système est vicié à la base et il attend son tour pour s'écrouler.

Avec le crédit, les banques achètent littéralement du temps ...

Il est fondé sur des vues « moyen-court termes » qui arrange les gens de pouvoir et d'argent qui savent comme disait Keynes :

« Messieurs, de toute manière, à long-terme, on est tous morts » (alors profitons-en maintenant).

Pour vous en rendre compte de l'ampleur du désastre, il va falloir regarder la vidéo d'une cinquantaine de minutes qui va suivre (si vous le faîtes pas, vous risquez de passer à côté de quelque chose !... )

Tout n'est peut-être pas complètement exact mais le pot-aux-roses bancaire est révélé.

Cette vidéo QUE VOUS DEVEZ ABSOLUMENT REGARDER pourrait être résumée par une seule phrase choc :

« C'est la dette qui créé l'argent ! » (dans notre système actuel)

En effet, comme moi, vous avez sûrement pris un crédit un jour mais ne vous êtes jamais-vous demandé :

Au fait, d'où vient l'argent que l'on me donne ?.

Je sais : vous croyez connaître la réponse.

Des dépôts (comptes) d'autres personnes plus fortunées que moi.

En réalité, même intuitivement, si vous réfléchissez, cela ne peut PAS marcher.

Il y aura toujours plus de demande (d'argent) que d'offre : quantitativement plus de gens ont besoin d'argent pour du confort (ex : maison) ou se développer (ex : PME) que le contraire.

Si les banquiers piochaient dans les comptes, lorsque vous vous pointez pour prendre un crédit pour acheter une voiture, la réponse serait plutôt :

On a tout prêté aux autres qui sont venus avant vous : inscrivez-vous sur la loooongue liste d'attente

Alors comment fait une banque pour se sortir de cette impasse « technique » ?

De votre côté, comment allez-vous pouvoir acheter cette nouvelle voiture ?

Bon sang mais c'est bien sûr !

C'est simple :  la banque crée l'argent de toute pièce  (jeu de mot non intentionnel, consciemment du moins) lorsque vous venez le demander.

En principe tout ce dont une banque a besoin pour créer de l'argent est d'un papier, d'un stylo et de votre signature en bas du contrat d'emprunt et l'argent existe.

De la « richesse virtuelle » est rajoutée dans le circuit financier planétaire.

Ensuite, le banquier va recevoir des intérêts sur cet argent sorti de nulle part mais le circuit se mord aussi la queue.

Quand votre argent « tout neuf » va être donné au vendeur de voiture, ce dernier peut aussi très bien le déposer sur un compte rémunéré et faire des intérêts à son tour !

On appelle toute cette opération magique de création d'argent l' « effet multiplicateur (ndlr: d'argent) du crédit » ( l'article en anglais est meilleur http://en.wikipedia.org/wiki/Fractional-reserve_banking sinon http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_multiplicateur_du_cr%C3%A9dit )

Le ratio véritable entre l'argent détenu en réserves et l'argent produit par ce genre d'opération magique est de 10 à 30 pour 1.

On estime ainsi que presque la totalité (95 %) de l'argent qui circule aux USA est « artificiel ».

Le problème avec ce système de « création de monnaie ex-nihilo est que les banques ne créent que le montant du prêt HORS INTERETS.

Les intérêts ne sont pas créés en monnaie virtuelle : il y a donc aussi création d'un trou !

Comment combler ce trou d'argent représenté par les intérêts ?

En trouvant de nouveaux emprunteurs ...

Remarquez que le système a la peau dure : cela fait 300 ans que cela dure (mais l'accélération est fulgurante depuis 50 ans).

Si vous n'êtes pas banquier, cela vous semble peu crédible, n'est-ce pas ?

J'ai titillé votre curiosité et vous souhaitez « sortir de la matrice », je vous demanderais de prendre le temps de regarder le travail admirable de Paul grignon http://paulgrignon.netfirms.com/MoneyasDebt/ProducersComments.html publiée initialement sur Google Vidéo en 2007 et découpée en trois épisodes.
(Note : certaines parties sur la manière dont on peut se tirer de ce mauvais pas financier et économique peuvent être sujettes à débat ...).


Vous pouvez aussi lire les articles de Wikipédia sur la monnaie : l'article en anglais est meilleur que celui en français : http://en.wikipedia.org/wiki/Fractional-reserve_banking (sinon http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_multiplicateur_du_cr%C3%A9dit )

Cette vidéo vient de vous expliquer pourquoi le crédit est intéressant tant pour le système financier que pour l'économie.

Il faut donc que vous :

  1. Consommiez de plus en plus (mais, ne vous inquiétez-pas, on vous tentera et stimulera)

  2. Que vous vous endettiez de plus en plus (on vous facilitera l'accès au crédit, enfin si la machine tourne *).

* pas en récession évidemment !

Depuis 1959, le volume de biens industriels consommés par les ménages a été multiplié par plus de 4,5, tout comme celui des services marchands.

Quant aux produits agricoles consommés, la progression de leur volume est certes bien plus faible, mais ce volume a néanmoins plus que doublé. (source : http://events.it-sudparis.eu/degrowthconference/en/appel/Degrowth%20Conference%20-%20Proceedings.pdf , page 43).

On vous fera même croire que plus de choix vous rendra plus heureux alors que les spécialistes en psychologie ont démontré que cela accroît nos angoisses et stress (lire http://www.imaginascience.com/actualites/accueil_actualites.php?action=fullnews&showcomments=1&prevnext=21&id=376#haut ).

On fera tout pour vous montrer que le consumérisme est synonyme de quête du bonheur. On fera appel à toutes les techniques et manipulations.

Suite au prochain billet : Suite de l'essai sur la crise